Agora de la Danse

Panorama de la saison Hiver 2026 de l’Agora de la danse | Le risque et l’inédit au cœur de l’interprétation

Proposer une nouvelle programmation, c’est renouveler un lien de confiance, celui du diffuseur envers ses artistes et du public envers le diffuseur. En 35 ans, l’Agora de la danse a pris des risques, et ce lien ne s’est jamais brisé, que l’on parle des interprètes qui reviennent et continuent d’évoluer dans cet incubateur créatif, ou que l’on parle du public qui se fidélise d’année en année. Plus que jamais, ce dernier est invité à se laisser aller dans les différents univers de la saison hivernale. Il prendra également un risque, mais entre performances inédites et propositions extraordinaires, le risque mutera en plaisir aussi certain qu’inattendu.

De nouveaux terrains de jeu et d’audace

Si dans une saison, la ligne directrice peut être claire, dans d’autres, elle se construit au fur à mesure des rencontres, des discussions et finalement des coups de cœur sur lesquels elles débouchent. En effet, l’hiver 2026 à l’Agora ne repose sur aucun fil conducteur ; plutôt sur le lien de confiance évoqué plus tôt, mais aussi sur un engouement artistique et sur une curiosité face à l’inédit.

C’est dans cette veine que le public est amené à découvrir en février la première comédie musicale présentée à l’Agora depuis ses débuts. Créateur, compositeur, chanteur, chorégraphe, comédien : Kìzis, artiste de Montréal, revêt tous les chapeaux pour Down That Trail in the Woods, une œuvre éclatée qui entend nous faire vivre un moment bien spécial, entre exploration de soi et exubérance interdisciplinaire, présentée du 4 au 7 février.

Toujours en février, ce sera également une première à l’Agora de la danse pour Ula Sickle et l’ensemble bruxellois de musique contemporaine Ictus. Avec Holding Present, présenté les 13 et 14 mars en collaboration avec Le Vivier, ces deux facettes d’une même pièce de l’action collective utilisent la musique, la danse et un engagement physique déroutant pour encourager la réflexion autour de la communauté.

Le chapitre des premières fois se complète en mars par la venue de Kim-Sanh Châu qui métaphorise la résistance par l’adoption du squat, cette position accroupie aussi exigeante qu’impressionnante. Squat est présenté du 18 au 21 mars.

Un hiver d’interprètes

En avril, la physicalité, susceptible à la fois de désarçonner et d’émouvoir, continuera de se faire ressentir dans LABOUR pour la deuxième visite d’Emily Gualtieri et David Albert-Toth dans ce bastion de la création chorégraphique. Dans cette proposition, cinq interprètes traduiront le travail invisible des femmes avec générosité et sans demi-mesure! Labour est présenté du 22 au 25 avril.

Toutes les créations proposées ont aussi l’objectif d’engager les artistes à habiter la scène de tout leur être. À l’image du collectif La Tresse qui pour sa troisième production à l’Agora, déclinera la force féminine en ses nombreuses facettes, synonymes de réconfort comme d’empouvoirement. Sans oublier le laboratoire B-SIDE #7, toujours impliqué dans le dynamisme et le partage des codes et de l’évolution en street dance.

Par leurs choix de performer dans de petits espaces, de favoriser une esthétique originale, de réétudier les écritures chorégraphiques, les artistes mettent l’interprétation au premier plan.

« C’est incroyable d’avoir ça à Montréal, ce choix et ces artistes qui veulent rencontrer le public et créer des liens. Ce sont des moments privilégiés qui nous font sentir meilleur après, je pense », partage Francine Bernier, directrice artistique et codirectrice générale de l’Agora de la danse.

L’expression « se donner corps et âme » prendra donc tout son sens au cours cette saison.

En plus d’une programmation exceptionnelle, l’année 2026 sera aussi ponctuée de différents évènements pour célébrer 35 ans de confiance, de legs à la communauté de la danse et d’échanges avec le public. Tout est réuni pour que l’on ne veuille pas être ailleurs que dans une salle de l’Agora.

Pour en savoir plus, consultez la programmation hivernale de l’Agora de la danse. Détails et billets par ici.


* Cet article a été produit en collaboration avec L’Agora de la danse.

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