Le Phoque OFF : Fangus + Sandveiss au Pantoum | Lourd et pesant!
La participation du groupe Sandveiss au Festival Phoque OFF 2026 de Québec s’annonce comme l’un des moments les plus intenses et attendus de la programmation cette année. Le groupe de Québec vient livrer au Pantoum son énergie brute et lourde dans son approche authentique du métal contemporain.
Sandveiss
Voici comment Luc Bourgeois, chanteur-guitariste de Sandveiss, décrit la musique du quatuor : « Notre amour pour la musique lourde et intense est viscéral. Ce type d’énergie nous rejoint individuellement, depuis toujours. Il était donc naturel que l’on choisisse ce style musical pour transmettre nos réflexions sur la façon dont nous percevons le monde aujourd’hui. »
Outre Luc Bourgeois, Sandveiss compte dans ses rangs Shawn Rice à la guitare, Maxime Moisan à la basse et Dominic Gaumond à la batterie. Formée en 2011, leur musique puissante et mélodique s’inspire de géants comme Black Sabbath, Tool et Mastodon. Luc explique : « Le métal est définitivement une musique très humaine, sensible, et aussi rassembleuse. Il peut être le véhicule d’une panoplie d’émotions, et la colère peut bien sûr en faire partie, mais ce style musical est loin de se limiter à cela. »
Sandveiss évoque le sable en fusion et suggère un paysage sonore brutal et organique, où la musique agit comme une force d’érosion. Un nom qui ne se lit pas, mais qui se ressent au fond des tripes. « Le nom du groupe est dérivé d’un nom de famille allemand, Sandweiss, qui se traduit en français par “sable blanc”. Nous l’avons choisi en clin d’œil à l’actrice Helen Sandweiss, surtout connue pour avoir joué le personnage de Cheryl dans le classique de l’horreur Evil Dead », poursuit le chanteur.
Reconnu pour ses performances scéniques percutantes, le groupe a offert un concert à haute intensité, où riffs pesants et atmosphères abrasives s’entremêlent dans une véritable décharge sonore. L’été dernier, Sandveiss a eu le plaisir d’ouvrir pour Mastodon et Slayer lors du Festival d’Été de Québec : « Jouer live est un échange unique d’énergie et d’émotions avec le public. C’est un privilège pour nous de pouvoir partager ces moments avec les gens, et tant que le public passe un bon moment à nos shows, nous sommes heureux. Nous espérons qu’ils ressentent la même drive que celle qui nous habite lorsque nous jouons notre musique. »
Leur présence au Phoque OFF confirme non seulement la vitalité de la scène métal québécoise, mais aussi l’ouverture du festival aux sonorités extrêmes et loin des sentiers battus. « Nous sommes toujours heureux de jouer au Phoque OFF, cela nous offre une belle visibilité, le festival étant bien ancré depuis déjà plusieurs années. C’est justement l’équipe de Doze [leur boîte de gérance et de production de spectacles] qui est derrière cet événement. Nous sommes d’ailleurs fiers d’avoir été l’un des 3 seuls bands à y avoir joué lors de sa toute première édition, en 2015. Le Phoque OFF a fait beaucoup de chemin depuis ce temps-là! »
Sandveiss a du pain sur la planche pour l’année 2026 : « Nous avons déjà plusieurs spectacles de prévus pour l’année, mais aussi, nous avons comme projet de sortir du nouveau matériel. À suivre! »
L’ombre de Black Sabbath planait lourdement au-dessus de la scène du Pantoum. Encore marqué par la disparition d’Ozzy Osbourne, Sandveiss a transformé le deuil en tempête sonore, livrant un extrait de son nouvel EP fraîchement sorti aujourd’hui inspiré de Black Sabbath. Death Mask a résonné comme une messe doom, riffs massifs, basse ultra pesante et une tension musicale tonitruante. Dans une salle suspendue entre recueillement et transe collective, le groupe a offert une performance habitée, dense et viscérale, prouvant que l’héritage sabbathien ne s’éteint pas — il se réinvente, amplifié à bloc, sous les lumières crues et stroboscopiques du Pantoum.
Dans le contexte unique du festival, Sandveiss s’inscrit dans un courant parfait où la musique se vit de près, dans une salle bondée, en contact direct avec le public. Pour les amateurs de sensations fortes et de concerts viscéraux, leur passage au Phoque OFF 2026 s’imposait comme un arrêt incontournable, une expérience sonore intense qui laisse rarement indemne.
Fangus
En première partie, Fangus a transformé la salle en véritable chambre d’invocation. Surgi d’une brume souterraine, le groupe a plongé le public dans un rituel heavy psychédélique, dense et magnétique. Les guitares, épaisses et tourbillonnantes, semblaient creuser la matière sonore, pendant que la section rythmique imposait une pulsation presque chamanique.
La performance comptait sur des éclairages tamisés, une présence scénique habitée et une intensité soutenue du début à la fin. On ne parlait plus d’un simple concert, mais d’une immersion. Chaque morceau donnait l’impression d’être exhumé d’un autre temps — brut, organique, spectral.
Vendredi soir, Fangus n’a pas seulement joué au Pantoum : ils ont laissé une empreinte. Une salle captive, suspendue, puis sonnée — comme si la dernière note continuait de vibrer dans les murs bien après leur départ.
Photos en vrac
Sandveiss
Fangus
- Artiste(s)
- Fangus, Sandveiss
- Ville(s)
- Québec
- Salle(s)
- Le Pantoum
- Catégorie(s)
- Festival, Heavy metal, Métal,
























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