La Grosse Lanterne | Un petit nouveau dans l’univers des festivals

Une semaine après Osheaga et au même moment que Heavy Montréal, le petit dernier des festivals, La Grosse Lanterne, donnait son coup d’envoi le samedi 9 août, au cœur de rien du tout. Perdue en Montérégie, entre les routes 222, 241 et 243, la municipalité de Béthanie accueillait la première édition d‘un festival aux allures de Woodstock en Beauce et du Rainbow Gathering,

La Grosse Lanterne prend place sur un site privé utilisé pour des jeux de rôles fantastiques de style combats médiévaux Grandeur Nature. On y retrouve donc, entre autres, une maison de pierre à l’entrée du terrain, un village médiéval où sont disposées tables d’articles promotionnels et tentes de restauration de produits locaux, de même qu’une forteresse faisant office de loge pour les artistes.

Photo par Guillaume Jolicoeur.

Photo par Guillaume Jolicoeur.

Tout cela confère donc à cet événement familial une personnalité unique. Il faut ajouter à cela un site bien pensé et bien aménagé, du camping au bord de la rivière Noire, des toilettes en quantité suffisante, une température idéale, une équipe efficace et sympathique et des organisateurs chevronnés qui comprennent la réalité des festivals et les besoins des artistes et du public.

La programmation

Les festivaliers ont eu droit à une programmation intéressante incluant Radio Radio, Boogat, Alaclair Ensemble, Suuns et Dead Obies pour ne nommer qu’eux. Entre 14h et 3h, des spectacles réglés au quart de tour se sont succédés dans une ambiance des plus relax et festive.

La scène principale présentait les groupes jusqu’à 23h, puis une scène plus petite et plus éloignée dans les bois prenait la relève avec des performances de DJ de 23h à 3h, agrémentées de sculptures lumineuses et de projections visuelles sur une grande maison médiévale. Un employé de Moment Factory, a-t-on entendu dire, serait derrière ces projections.

Photo par Guillaume Jolicoeur

Dead Obies à Grosse Lanterne. Photo par Guillaume Jolicoeur.

Pour une première édition, il ne manquait rien à cet événement. Si le site ne permet d’accueillir que 1300 personnes légalement, le principal problème pour les années futures sera de se procurer des billets avant qu’ils ne disparaissent. La qualité de l’organisation promet un bel avenir à La Grosse Lanterne, qui pourrait prendre des proportions importantes.

Béthanie, nommée d’après la ville du même nom en Terre Sainte, a été témoin ce samedi d’un petit miracle: les fondateurs de La Grosse Lanterne ont réussi à créer un festival qui ne ressemble à aucun autre et qui semble déjà incontournable.

Photos en vrac
par Guillaume Jolicoeur

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