Foreign Diplomats

Foreign Diplomats, leurs invités & le 50e anniversaire du Café Campus

Le Café Campus poursuivait ses célébrations de 50e anniversaire, jeudi soir, avec Foreign Diplomats, fraichement de retour au bercail après une tournée européenne. Le groupe on ne peut plus coloré a partagé la scène avec quelques-uns de leurs amis aussi flamboyants les uns que les autres. Plusieurs surprises nous attendaient en cette soirée haute en festivités.


La première partie a été couronnée du groupe montréalais Choses Sauvages avec Krief, suivie de l’hallucinant maniement de spiritueux par Bob le Chef en personne qui nous a préparé en live d’alléchants shooters verdâtres et orangés. Pour les plus courageux, ses recettes originales dénommées Vortex et Ninja Torture était au menu en cette soirée spéciale.

Originaire des Laurentides, Foreign Diplomats est composé d’Élie Raymond à la guitare et à la voix, Antoine « Tony » Lévesque-Roy à la basse, Thomas Bruneau Faubert au trombone et au clavier, Charles Primeau à la guit’, ainsi qu’Emmanuel Vallières aux drums.

Sous la projection vive d’animaux glitchés, les membres du band on fait leur entrée devant la ferveur électrique du public. Lors des premières notes de Lies (Of November), la foule extatique s’est automatiquement mise à danser. Difficile de résister de se remuer au son intriguant amalgamé de rock et de disco de FD. Il faut dire que la fascinante et ténébreuse voix d’Élie y est pour beaucoup.

S’ensuit alors les succès de leur deuxième album Princess Flash sorti en 2015 tels que Guns (Of March), Crown, Mexico, sans oublier l’illustre Drunk Old Paul. Le public ravi chante à l’unisson les morceaux Flash Sings For Us et Lily’s Nice Shoes.

Le bizarroïde et le majestueux du groupe a fait monter le facteur magie au max avec les projections et les jeux de lumières hallucinants. Ça a été assez pour dégourdir une salle pleine de gens captivés par l’ensemble de l’expérience. Un spectacle accompli en simplicité, en sens de l’humour et réalisé avec toute l’humilité du monde. Mais rien de surprenant venant de jeunes hommes qui ont assez d’auto-dérision pour se nommer d’après une affiche dans un aéroport. Respect!

En invitant leur ami Elliot Maginot, aussi signé chez la maison de disque Indica Records, le jovial ramassis de messieurs amorce alors le morceau Beni Oui Oui. La foule rassemblée au Café Campus semble être d’accord avec l’assortiment présenté devant leurs yeux.

Par la suite, l’hommage qu’Élie fait à Tony, étant liés d’amitié depuis 12 ans, a été un de nos moments favoris de la soirée. C’est beau l’amour 100% bromance. Gros gars, ce Tony Kush.

L’assistance entière, se trouvant majoritairement en plein dans la vingtaine, s’est assurément sentie emplie d’une nostalgie réconfortante lorsque le chanteur entame une chanson a répondre de camp de jour. Le solide throwback nous ramène directement dans le fond de l’autobus scolaire en ’99. Boom achika boom, guys!

Puis l’atmosphère du Café Campus bat son plein au son de Mexico et de Color. Pour clore le tout, la soirée s’achève à grands coups de body surfing, avec tout l’entourage du groupe se retrouvant sur scène sur la chanson Queen+King, telle une grande famille.

Des belles personnes talentueuses, un show de feu et un ambiance du tonnerre. Ce fût mémorable, incendiaire et digne d’une grisante soirée montréalaise. Skrt skrt!

 

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