Critiques Concerts et spectacles à Montréal et Québec
April Wine au Capitole de Québec | Le phénomène April Wine, toujours aussi vivant en 2026!
La formation canadienne April Wine foulait les planches du Théâtre Capitole pour deux soirées d’affilée, samedi et dimanche. Nos collègues Charles-Alexandre Tourchot et Jean-François Desputeaux s’y trouvaient.
Barbara Hannigan à la Maison symphonique | Du classique au kitsch
Barbara Hannigan est incontestablement une étoile montante de la scène musicale actuelle. Quiconque a entendu (et vu) ses Mystères du Macabre de Ligeti, en concert ou sur disque, ne saurait en douter. L’artiste canadienne, cheffe d’orchestre et soprano, se déposait à la Maison symphonique non pas pour une, mais bien pour deux soirées qui s’annonçaient intrigantes.
Agamemnon in the Ring au Théâtre Denise-Pelletier | L’euphorie de la lutte au théâtre
Le destin eût voulu que ça se passe lors d’une représentation scolaire dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Aussi bien dire LE MEILLEUR CONTEXTE pour vivre une telle expérience euphorisante!
Évangéline le spectacle musical | Une fresque historique originale
La mise en scène de Jean-Jacques Pillet est inégale et parfois maladroite, avec des transitions longues et des déplacements d’acteurs un peu désincarnés, des changements de décors trop complexes et des accessoires trop élaborés pour de courtes scènes, par exemple. Avec le visuel déjà chargé, il y aurait eu moyen d’épurer parce qu’on ne sait plus où regarder et quelle action suivre. Toutefois, on sent le passé de danseur de Pillet qui insère des tableaux corporels complexes avec tout l’ensemble, en plus des chorégraphies lyriques exceptionnelles de la chorégraphe Véronique Giasson, qui font vivre des moments de grâce de haut calibre.
Leif Vollebekk au Palais Montcalm | Un touche-à-tout, profondément touchant
Le 5 février 2026, en ce jeudi soir d’hiver, la Salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm est bien remplie.
Un public de tous âges et de tous horizons y prend place : mélomanes avertis, musiciens, jeunes et moins jeunes. Une foule dense, attentive, déjà conquise. Leif Vollebekk arrive avec une énergie fébrile, presque nerveuse — au sens le plus vivant du terme. Une énergie concentrée, active, intensément habitée. À peine entré sur scène, la musique démarre. Sans préambule. Comme un enfant incapable d’attendre la récréation, Vollebekk se jette dans la cour et use chaque seconde avant que la cloche ne sonne.
En images | La Mano 1.9 à l’Olympia
Le rappeur parisien Mano 1.9 était en spectacle à l’Olympia jeudi soir. King Fali assurait la première partie. Notre photographe Juba Hamrioui s’y trouvait. Retour en photos sur l’événement.
La Mano 1.9 au Capitole de Québec | Quand La Mano transforme la scène en territoire vivant
Il y a des soirées où la musique devient plus qu’un simple spectacle : elle devient un trip de gang, un moment où les corps vibrent à l’unisson et où le quotidien se suspend. Hier soir, au Théâtre Capitole, La Mano 1.9 a transformé la scène en territoire vivant, mouvant, presque organique. Dans cette salle chargée d’histoire, habituée autant aux envolées symphoniques qu’aux performances contemporaines, le rap s’est imposé avec une énergie féroce et contagieuse. Dès les premiers beats lancé par les DJ, une tension visible s’est installée, comme une montée progressive vers le moment attendu, celui où l’artiste principal et son public se rencontrent enfin.
Clown(s) au Théâtre Maisonneuve | Quand l’opéra fait son cirque
L’excitation est palpable dans le Théâtre Maisonneuve en cette dernière soirée glaciale de janvier, où le public est venu chercher un peu de chaleur et d’évasion. Et c’est ce qu’il trouve dans ce spectacle lumineux, exubérant et émerveillant. Dès le début de cette « favola in musica » (fable musicale), on est immergé dans l’univers du cirque et des saltimbanques pendant la courte heure et quelques minutes que dure le spectacle, qui passe à une vitesse folle, comme un rêve. Tous les artistes sont sur scène; on ne sait pas distinguer les chanteurs des artistes circassiens et des musiciens, mais cela n’a pas d’importance parce qu’ils racontent tous la même histoire, celle du (ou des) clown(s).
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