Critique | Rone au Théâtre Corona

Par une nuit étoilée et légèrement pluvieuse, le jeune Rone est venu éclairer le dôme du Théâtre Corona de Montréal, vendredi soir.

Après deux très belles performances de jeunes artistes de la scène électronique, Rone est monter sur scène. Lunettes rondes sur le nez (comme à son habitude), l’air de premier de la classe, il a étalé son talent durant une petite heure (quel regret) dans un théâtre assez peu fréquenté.

En fin de compte, « les vrais » ont été au rendez-vous. Rone ne s’est pas laissé abattre, bien au contraire. C’est tout sourire qu’il a mixé. En communion parfaite avec son public, il a su le transporter jusque tard dans la nuit. Une montée en extase par palier qu’il a su gérer avec délicatesse et parcimonie. Planant à souhait quand il le fallait.

Rone a dégainé ses munitions électroniques avec minutie. Toute la soirée, ce sont des rafales de kick que s’est pris en pleine face le public. Muni de grosses montées en puissance, l’artiste n’a pas baissé d’intensité une seule seconde. Même le « bye bye macadam », plus posé, a soulevé le public. Pas une seconde de répit. Le jeune prodige manie les platines avec dextérité. Tout comme les genres musicaux.

Les beats électroniques se sont, durant près d’une heure, entremêlés parfois à des beats plus hip-hop. Un mélange parfait qu’il a su parfaitement doser. Les transitions sont méticuleuses et soignées. Jeune et talentueux, le set qu’a livré Rone ce soir-là a été d’une qualité extrême. Sans fioriture, et avec beaucoup d’intensité, l’artiste français a régalé son public.

De son album Tohu Bohu à son dernier EP Apache, tout y est passé. Quel plaisir auditif !

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