Jean-Thomas Jobin

Critique Humour: Jean-Thomas Jobin à Montréal

Mercredi 10 novembre 2010 – Salle Ludger-Duvernay du Monument National (Montréal)

L’humoriste Jean-Thomas Jobin présentait, hier soir, la première médiatique de son 2e spectacle Soulevez des Corneliu, à la Salle Ludger-Duvernay du Monument National. Mis en scène par Christian Bégin, ce spectacle truffé de blagues absurdes sera en tournée à travers la province au cours de la prochaine année.

C’est un spectacle comme il nous a habitué avec son premier avec un style d’humour peu orthodoxe bien à lui. Les adeptes l’apprécieront, mais un avertissement est de mise: ce n’est pas pour tout le monde. Plusieurs spectateurs ont même quitté la salle à l’entracte pour ne plus revenir (et ont manqué les meilleures parties du spectacle en ce faisant).


Un complice pas ordinaire!

Jean-Thomas surprend (c’est le moindre qu’on puisse dire) avec un spectacle riche en rebondissements faisant même appel à un complice connu. Jack Bauer, le célèbre personnage de la série américaine 24 (interprété ici par une marionnette  manipulée par Jean-Sébastien Lavoie), intervient à plusieurs moments durant le spectacle.

Son expertise servira à Jobin à sauver le spectacle d’un trio récidiviste qui n’accepte pas une mauvaise blague (!). Idée de génie ? Disons que ça tient la foule en haleine durant le déroulement et c’est efficace.

Tout au long, Jobin touche à plusieurs sujets de l’heure dont les réseaux sociaux (avoir un compte Facebook pour soi-même) et les coups de foudre. Il confine les jeux de mots comme un Pierre Légaré, chante comme il ne devrait pas le faire et effectue même quelques pas de danse contemporaine!

Il se paie aussi la tête de son allié Jack Bauer lors d’une parodie du jeu télévisé Pyramide. Mais le clou de la soirée est sans contredit celui où Jobin est vêtu en Sergent’s Peppers. Du bonbon.


Rythme brisé

La principale faiblesse du spectacle, toutefois, est au niveau du rythme. Jean-Thomas Jobin casse parfois son élan avec des blagues évasives (qui font partie de son style, à prendre ou à laisser) et des allusions qui laissent la majorité perplexe.

Mais pour ceux qui adhèrent à ce type d’humour particulier, ce nouveau spectacle est supérieur à son premier one-man show, et ne nous laisse pas sur notre appétit comme ce dernier.

À voir, si vous êtes prêt à… ne pas comprendre grand chose!

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