Critique | Gerard Way au Théâtre Corona

Gerard Way, ex-leader du défunt groupe My Chemical Romance, était de passage au Théâtre Corona vendredi soir pour présenter son premier album solo, Hesitant Alien.

Même si Gerard Way fait désormais cavalier seul, il était difficile de ne pas penser aux années My Chemical Romance en le voyant s’amener sur scène en complet noir, cheveux d’ébène, la cravate rouge complétant le tout. On se croyait instantanément ramenés à l’époque d’Helena et de l’album Three Cheers for Sweet Revenge.

Mais la comparaison s’arrêtait au look, alors qu’on était musicalement à des lieux du défunt groupe. Malgré les courtes 38 minutes de son premier album, Hesitant Alien, Way a réussi à offrir une heure 15 minutes de musique aux quelques fans qui s’étaient déplacés (et dont certains faisaient même la file devant la salle depuis la veille).

Way n’a rien perdu de sa fougue sur scène. Même si son spectacle solo n’a rien de théâtral, comme le proposait MCR, son énergie est toujours aussi palpable, voire plus sincère. Il prend visiblement plus plaisir à offrir son matériel, on le sent plus libre.

En plus d’interpréter l’album dans sa totalité, il a offert Television All the Time, une pièce parue seulement au Japon, Don’t Try, qui a été enregistrée pendant la réalisation de l’album, mais qui ne s’y est pas retrouvé au final, ainsi qu’une reprise de la chanson Snakedriver du groupe The Jesus and Mary Chain, l’une des nombreuses influences qui ont mené à l’écriture de l’album.

Alors qu’Hesitant Alien flirte avec la pop britannique des années 90, le glam rock des années 80 est aussi bien présent. Way ne s’est d’ailleurs pas gêné pour introduire son simple No Shows sur un air fortement inspiré de Heroes de Bowie.

Entre les chansons, Way s’adonnait régulièrement à des sessions de jams et d’improvisation avec son groupe, The Hormones. Après la chanson Drugstore Perfume, il a même remercié ses fans de cette manière, pour tous les cadeaux et les lettres qu’ils lui offrent. Délicate attention.

La prestation a atteint son apogée avec Get the Gang Together, bien que l’aggressive Juarez ne donnait pas sa place plus tôt en soirée.

Une sympathique soirée qui permettait de renouer avec un Gerard Way plus mature mais toujours aussi passionné.

Grille de chansons

The Bureau
Action Cat
Zero Zero
Millions
Juarez
Drugstore Perfume
Television All the Time
Piano Jam
Brother
Get the Gang Together
How It’s Going to Be
Maya the Psychic
No Shows
Snakedriver (The Jesus and Mary Chain cover)

Rappel
Don’t Try

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