The Flaming Lips

Osheaga 2011 | The Flaming Lips clôturent le festival en grand !

Le groupe The Flaming Lips interprétait peut-être son album culte The Soft Bulletin en intégral pour la dernière fois en concert, selon son chanteur Wayne Coyne. Que ce soit le cas ou non, une chose est sûre: Montréal aura vécu une gamme variée d’émotions fortes en clôture du festival Osheaga 2011. 

Coyne et ses acolytes y ont mis toute la gomme habituelle: confettis, « bulle spatiale » à bord de laquelle le chanteur voyage sur la foule, ballons géants, mascottes, figurants dansants déguisés en personnages du Magicien d’Oz, stroboscopes intenses, projections psychédéliques et encore d’autres confettis.

En soi, un concert de The Flaming Lips est toujours un événement spécial. Mais pour les fans de la première heure, cette prestation avait quelque chose d’extra… de l’émotion, de l’authenticité et une finesse pas toujours atteinte dans le tourbillon tape-à-l’oeil des Lips.

Un album magistral joué avec du coeur

Méconnu pour certains, The Soft Bulletin est presque un monument pour une tranche de mélomanes qui s’intéressent au passage du rock dans le nouveau millénaire.

On y ressent notamment les influences Floydesques du groupe qui marche sur un fil de fer entre l’expérimentation psychédélique et la chanson pop, ainsi que ce côté Beach Boys (pensez Pet Sounds, rien de moins) dans les mélodies. On y retrouve aussi cette fascination (tout aussi Floydesque) pour la métaphysique et le cosmos, cette longue réflexion sur la vie, la mort, l’amour.

Visiblement, The Flaming Lips ne prenait pas cette relecture à la légère et y mettait tout son coeur et son talent. Le résultat ne pouvait être qu’orgasmique, à condition d’excuser les imperfections vocales de Coyne, qui traffique allègrement la justesse de sa voix au profit d’une certaine sincérité, de l’émotion.

Une fois l’orgie initiale de confettis et la balade de Coyne à bord de sa bulle terminées, le groupe s’est lancé dans l’interprétation de Race for the Prize, pratiquement identique à la version endisquée en 1999.

Quelques titres ont été légèrement étirés, dont The Spark That Bled et la très jolie Where Is the Light?. L’étrange instrumentale The Observer paraissait également plus longue qu’à l’habitude, au point de sembler un peu apathique.

Heureusement, Waitin’ for a Superman – au cours de laquelle Coyne semblait particulièrement habité et émotif – l’excellente Suddenly Everything Has Changed et la rythmée The Gash ont amplement compensé.

Tout comme l’album, le spectacle s’est conclu avec le combo Feeling Yourself Desintegrate – qui porte sur la mort de façon assez troublante – et Sleeping on the Roof, une autre instrumentale au cours de laquelle Coyne contrôle un bidule électronique pour le moins fascinant.

Comme si la soirée n’était pas déjà riche en moments inusités, le chanteur s’est improvisé prêtre en mariant deux des figurants déguisés en personnage du Magicien d’Oz. Apparemment, les deux cavaliers albertains ne s’étaient jamais rencontré avant le jour du spectacle et ont demandé à Coyne de les unir sur scène…

Il ne restait ensuite plus qu’à célébrer, et quoi de mieux que l’interprétation du classique Do You Realize? avec, bien entendu, une dernière pluie de confettis.

Quelle soirée!

Grille de chansons

  1. Race for the Prize
  2. A Spoonful Weighs a Ton
  3. The Spark That Bled
  4. The Spiderbite Song
  5. Buggin’
  6. What Is the Light?
  7. The Observer
  8. Waitin’ for a Superman
  9. Suddenly Everything Has Changed
  10. The Gash
  11. Feeling Yourself Disintegrate
  12. Sleeping on the Roof

 

Rappel

Do You Realize??

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