Sleigh Bells

Critique concert: Sleigh Bells à Montréal!

Jeudi 5 juillet 2012 – Théâtre Corona (Montréal)

Le duo américain Sleigh Bells était de passage à Montréal, au Théâtre Corona, après avoir assuré la première partie des Red Hot Chili Peppers au Centre Bell, il y a seulement quelques mois. Un duo dynamique, un concert énergique – peut-être encore une fois – un bon concert, mais pas assez de gens pour l’apprécier.

Class Actress. Photo par Catherine Rosa.

Au menu et en première partie: Jel et Class Actress. Un quart de la salle était pleine lorsque Class Actress a pris les devants vers 21h00. À première vue, on a l’impression d’assister à un sound-check; on dirait que le groupe n’est pas prêt pour une scène qui est peut-être trop grande pour le duo, mais bon, difficile de s’inspirer lorsque on entend l’écho de la salle.

La chanteuse, vêtue d’un leggings noir et d’une chemise trop ample, ne semble pas à l’aise, ne sait pas trop quoi faire sur scène et n’interagit pas assez avec la foule. Par contre, après quelques chansons, on note que les chansons ont de très bonnes mélodies, ce qui nous fait penser à de la synth pop « catchy » et légère des années 1980. Malgré tout, ça reste un groupe à écouter, mais en concert il peut y avoir de l’amélioration.

Sleigh Bells. Photo par Catherine Rosa.

Vers 21h45, la foule commence à se rassembler et on attend impatiemment le groupe. La musique entre les deux groupes nous joue du bon hip hop, on ferme les lumières et la musique continue. Tout le monde pense que le concert a commencé, mais la musique hip hop continue de jouer. Est-ce l’intro du concert ou simplement une chanson hip hop ? Difficile à dire…

Par contre, aucun doute quand Sleigh Bells commence, le mur de douze amplis Marshall derrière les artistes et les lumières presque aveuglantes nous laissent presque bouche bée. Le duo de Brooklyn, cette fois-ci accompagné d’une deuxième guitare électrique, débute le concert en force avec la pièce True Shred Guitar  tirée de leur album le plus récent Reign of Terror sorti en février 2012. Puis, la formation enchaîne avec l’excellente chanson Crown On the Ground, bref un début très énergique qui nous laisse croire que deux ans de tournée a fait du bien au groupe.

Depuis leurs débuts à Montréal en 2010 en ouverture pour Die Antwoord, le groupe a fait du chemin et on peut le remarquer en écoutant les premières minutes du concert.

 

Un charisme contagieux

Sleigh Bells. Photo par Catherine Rosa.

La chanteuse Alexis Krauss, anciennement une professeure, a fait l’unanimité parmi les fans.

Sexy, vêtue de shorts courts et une veste en cuir, elle crie « Merci ! » à la foule en français pour continuer à danser et à secouer ses longs cheveux lisses. Le groupe poursuit avec Born to Lose, Straight A’s, Leader of the Pack, Tell ‘Em, Treats  et Infinity Guitars.

Bien que la formation joue plus de chansons de son deuxième album, lequel prend peut-être quelques écoutes de plus avant d’être apprécié autant que le premier Treats, ces chansons se prêtent bien pour un concert live.

Le rappel se fait avec Rill Rill  où la séduisante Alexis nous fait la chanson en solo avec un play-back. En effet, tous les rythmes sont préenregistrés, aucune batterie sur scène, parfois peut-être décevant.

Le concert se termine avec le super tube Riot Rhythm et le groupe a tellement rocké que le micro a coupé et les moniteurs ont lâché. Alexis a continué à chanter, par contre le guitariste, Derek Miller a commencé à s’approcher des moniteurs pour voir s’ils fonctionnaient.

Le son reviendra trop fort, assez fort pour nous péter les oreilles. Le groupe s’excuse pour partir aussitôt de la scène. Une fin un peu étrange, mais un concert si énergique et « dans ta face », dur à oublier.


Photos en vrac
(par Catherine Rosa)

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