Roger Waters

Critique concert: Roger Waters présente The Wall sur les Plaines d’Abraham, à Québec!

Samedi 21 juillet 2012 – Plaines d’Abraham (Québec)

Une page d’histoire a été écrite samedi soir sur les Plaines d’Abraham, à Québec: Roger Waters et sa gigantesque production The Wall Live sont venus repousser les limites de l’imaginaire. Dernier arrêt de sa tournée – et possiblement la toute dernière fois que la production sera présentée – Waters a dirigé d’une main de maitre une soirée tout simplement inoubliable!

Photo de courtoisie: Renaud Philippe.

La première chose qui frappe l’oeil en arrivant sur le site est l’immensité du mur. Mesurant plus de 300 pieds de long et spécialement construit pour la représentation de Québec, le mur était tapissé de dessins et de graffitis que les festivaliers avaient concoctés eux-mêmes. Les autres installations étaient également impressionnantes,  notamment le nombre effarant de caisses de son.

Et ces caisses ont été mises à très bon usage! La sonorisation était tout simplement impeccable, un véritable tour de force technologique: pas un seul micro mal ajusté, pas une seule guitare qui enterre un autre instrument, pas un seul effet larsen.

Photo de courtoisie: Renaud Philippe.

En plus, pour la première fois de son histoire, les Plaines d’Abraham ont eu droit à un son 5.1. Ce qui signifie que l’on entendait non seulement les effets sonores avec une précision inouïe, mais également l’endroit d’où elles provenaient. Waters aimait bien se servir de cette technologie pour mieux envelopper et immerger l’auditeur dans l’expérience.

The Wall Live est un spectacle rodé au quart de tour, alors il n’y a pas beaucoup d’espace pour l’improvisation ou des interactions avec la foule. Waters a tout de même pris le temps, avant la chanson Mother, de dire quelques mots en  français.

Notamment, il a dédié le concert à Jean Charles de Menezes, le jeune Brésilien qui s’est fait abattre par balles par la police londonienne en 2005. La perte d’un être cher aux mains de l’État était d’ailleurs un thème central du spectacle. Lors de l’entracte, des images et descriptifs de personnes décédées lors de guerres ou de conflits ont défilé sur le mur.

 

Visuellement époustouflant!

Le son, les interactions avec la foule, c’est bien beau tout cela, mais ce qui distingue The Wall Live de tous les autres spectacles au monde, ce sont les effets visuels. D’emblée, à ce niveau, rien ne se compare. Les projections qui défilent sur le mur – qui se bâtit graduellement durant le concert – sont d’une beauté et d’une clarté incroyable.

Photo de courtoisie: Renaud Philippe

Les marionnettes géantes ainsi que le cochon volant – qui était peinturé avec des messages en français – se déployaient également sous nos yeux. Une série de projecteurs étaient intégrés sur le dessus du mur et envoyaient vers le ciel des faisceaux lumineux lors de la deuxième moitié de la soirée. Le résultat pouvait sans doute être aperçu à des kilomètres à la ronde.

Il y a eu des lacunes au niveau logistique, par contre. L’entrée sur le site s’est bien déroulée, mais la sortie a été un fouillis total. Il fallait s’y attendre. Étant donné la taille de la scène, seulement trois sorties étaient disponibles et l’effet entonnoir a fait son travail.

Photo de courtoisie: Renaud Philippe

Évidemment, l’album The Wall a été joué dans son intégralité, à quelques petites modifications près. Des enfants de l’organisme Jeunes Musiciens du Monde ont eu la chance de monter sur scène pour chanter durant Another Brick in the Wall (Part 2).

De nouveaux standards ont été établis pour les Plaines d’Abraham ce samedi. Inévitablement, chaque grand concert subséquent sur ce site sera comparé à The Wall Live et avec raison.

Dans les mots de Roger Waters lui-même, si vous avez manqué cette soirée, « there’s something fucking wrong with you ! »

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