The Flaming Lips

Critique concert: Le party psychédélique des Flaming Lips au Bluesfest d’Ottawa

La folie des Flaming Lips envahit les Plaines Lebreton!

Mardi 5 juillet 2011 – Plaines Lebreton (Bluesfest d’Ottawa)

The Flaming Lips étaient de retour au Bluesfest d’Ottawa pour une deuxième année consécutive. Et si plusieurs croyaient que le groupe le plus fêlé de l’Oaklahama interpréterait son album classique de 1999 The Soft Bulletin – comme ils le feront à Osheaga dans moins d’un mois – il n’en était rien: The Flaming Lips a plutôt offert une version condensée (mais toute aussi éclatée) de son show de l’an passé.

Photo par Marc-André Ménard

Comme ça semble être l’habitude, The Flaming Lips a mis toute la gomme dès la première chanson, Worm Mountain. Sitôt sur scène, le chanteur Wayne Coyne s’est précipité dans son étui de plastique transparent que les techniciens de scène (qui font partie intégrante du show!) ont soufflé afin de créer le fameux ballon à bord duquel Coyne roule littéralement sur la foule, parfois même debout.

Pas de temps à perdre: The Flaming Lips n’a qu’une heure pour en mettre plein la vue avant que Soundgarden ne débute sur la scène principale, juste à côté!

Les canons à confettis, ballons géants remplis de confettis et projections psychédéliques créaient un trip hallucinogène visuel rehaussé par la présence d’une vingtaine de jeunes gens vêtus en costumes de personnages du Magicien d’oz en bordure de la scène, pendant que les 4 musiciens s’affairaient à rendre justice à cette étrangeté visuelle avec une musique toute aussi pétée et tonitruante.

Photo par Marc-André Ménard

La présence d’une mégaphone géant – aux couleurs de l’arc-en-ciel comme le restant de l’équipement et des instruments – à l’arrière de la foule ajoutait une petite dimension spatiale à l’expérience sonore (un genre de « surround sound »). Rien de très nécessaire, juste un petit détail insolite comme The Flaming Lips les aiment.

Photo par Marc-André Ménard

Le party s’est poursuivi sur un ton aussi rythmé avec les classiques She Don’t Use Jelly et The Yeah Yeah Yeah Song.

Deux des trois dernières pièces interprétées ont ramené le public sur terre, à commencer par la joliment étrange Yoshimi Battles the Pink Robot pendant que le soleil se couchait derrière nous. Coyne, lui, n’a rien manqué de ce spectacle qu’il nous invitait à partager.

Après See The Leaves en version particulièrement bruyante, la troupe a conclut sa prestation colorée avec Do You Realize?, étirée et bonifiée par le retour des canons à confettis. Une finale mi-grandiose mi-kitsch.

Une valeur sure!


Photos en vrac (par Marc-André Ménard):

Grille de chansons

Worm Mountain
She Don’t Use Jelly
The Yeah Yeah Yeah Song
???
Yoshimi Battles the Pink Robots
See The Leaves
Do You Realize?

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