Chelsea Wolfe
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Chelsea Wolfe au Théâtre Fairmount | La reine des damnés

Si le soleil était haut dans le ciel dans la journée de ce vendredi, c’est plutôt la pénombre et la noirceur qui étaient célébrées le soir venu, alors que Chelsea Wolfe emplissait le Théâtre Fairmount de ses airs gothiques.

Mais bien qu’elle joue effectivement avec l’esthétique gothique, Wolfe ne tombe jamais dans le déguisement ni dans l’over-the-top.

Au contraire, la performance fut très sobre. Pas de mise en scène, pas de gros jeux d’éclairage, tout le monde de noir vêtu, la tête rivée sur son instrument respectif.

Pas de discours non plus de la part de la belle des ténèbres, outre quelques « merci » et un « désolé » (Wolfe mentionnait qu’elle venait de faire l’acquisition d’une nouvelle pièce d’équipement et qu’elle ne savait pas trop encore comment l’utiliser à son plein potentiel).

Ce qui laissait toute la place à sa musique et à l’antithèse qui en est la distinction principale: le contraste entre la douceur de sa voix angélique et la pesanteur de ses instrumentation.

Cette pesanteur est d’ailleurs plus présente que jamais sur Abyss, le tout nouvel album de l’artiste. Il suffisait d’entendre les premières notes d’Iron Moon hier pour s’en convaincre.

C’est peut-être aussi dans l’optique d’uniformiser sa prestation, mais il semblait que certaines pièces tirées de ses albums précédents étaient exponentiellement plus heavy sur scène que sur disque.

Ce qui est toujours une bonne chose.

Même que, surprenamment, c’est Feral Love, jouée en rappel, qui fut le titre le plus vrombissant de la soirée. Et ce, bien qu’au départ il soit plus électro que métal.

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