Beck

Critique | Beck à la Place des Arts (Festival de Jazz de Montréal 2014)

L’illustre Beck était de retour à Montréal, mercredi soir, en pré-ouverture du Festival de Jazz. Moins d’un an après sa prestation électrique à Osheaga, on s’attendait à ce qu’il nous revienne cette fois en formule acoustique, ou du moins avec une approche plus folk, à l’image de son plus récent disque Morning Phase. Finalement, si peu pour cela, mais personne n’allait s’en plaindre…

Déjà, on aurait dû avoir la puce à l’oreille dès la première partie, lorsque Sean Lennon et sa bande de The Ghost of a Saber Tooth Tiger ont interprété une sélection des chansons les plus rock’n’roll de leur plus récent album Midnight Sun. Le tout culminant sur une version spectaculaire de Long Gone, de Syd Barrett. Le genre de prestation explosive qui ne peut mettre la table que pour un concert énergique.

Puis, Beck est débarqué, visiblement en grande forme, avec ses six musiciens. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas perdu de temps avant d’afficher leurs couleurs : l’esprit allait être à la fête ce soir.

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Photo de courtoisie, par Denis Alix.

Le riff de Devil’s Haircut annonçait bel et bien un début à fond la caisse. « Let’s party like it’s 1993! », s’exclame ensuite Beck, en chantant son vieux hit Loser. Suivirent Black Tambourine et New Pollution, au grand plaisir de la foule. Ça se déroulait rondement, au rythme des nombreux hits de Beck.

Bien que l’énergie était comparable, ce n’était pas tout à fait la prestation d’Osheaga qu’on nous servait à nouveau. Il y avait bien des moments plus posés, notamment pour un combo Lost Cause (au tempo accéléré) et Country Down, puis une série de quatre titres de Morning Phase, avec Blue Moon, Say Goodbye, Don’t Let It Go et Waking Light, toutes joliment interprétées.

Mais pour le reste, c’était de la bombe : Que Onda GueroHell Yes, GirlE-Pro… Beck dansait allègrement, comme à ses belles années, s’amusant ferme avec la foule. Il s’est aussi fait soul man l’instant d’une version étirée de Debra, comiquement mélodramatique.

Et que dire du rappel : la funky Sexx Laws, une reprise amusante de 1999 de Prince et le classique Where It’s At, en toute fin, avec Sean Lennon qui s’était joint à la bande pour massacrer une pauvre cloche à vache.

Un véritable feu d’artifice qui venait conclure 90 minutes de grand bonheur musical. On peut difficilement demander mieux.

Photos en vrac (par Denis Alix)

Grille de chansons

Devil’s Haircut
Loser
Black Tambourine
New Pollution
Soldier Jane
Lost Cause
Country Down
Think I’m In Love
Que onda Guero
Hell Yes
Debra
Paper Tiger
Blue Moon
Say Goodbye
Don’t Let It Go
Waking Light
Girl
E-Pro

Rappel
Sexx Laws
1999 (reprise de Prince)
Where it’s At

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