Warpaint

Critique album | Warpaint – Warpaint

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Premier vrai coup de coeur de 2014, et sans trop de surprise, il nous provient du quatuor dream-pop de Los Angeles, Warpaint. Deuxième album complet, qui porte le nom du groupe, et qui pousse encore plus loin l’envoûtante exploration d’un son mystérieux et onirique, tout en étant grandement invitant.

On avait découvert ce quatuor formé d’Emily Kokal (voix, guitare), Jenny Lee Lindberg (basse, voix), Theresa Wayman (guitare, voix) et Stella Mozgawa (batterie) à l’automne 2010, alors qu’ils avaient offert une première partie remarquée à la Place des Arts, tout juste avant le concert de The XX.

À l’époque, un premier EP (Exquisite Corpse, 2008) conçu avec John Frusciante, ex-Red Hot Chili Peppers, laissait entrevoir de grandes choses, tout comme le premier album complet en 2010, The Fool. Heureux mélange de rock indie, de shoegaze et de R&B nouveau genre (voire James Blake, The XX) porté par un vent psychédélique, The Fool proposait un son rafraîchissant.

Cette fois-ci, les dames californiennes ont travaillé avec Flood (NIN, U2, Depeche Mode, Nick Cave, Sigur Ros) et Nigel Godrich (souvent considéré comme le 6e membre de Radiohead), poussant davantage le côté trip-hop de leur approche musicale. Difficile d’écouter la truculente Hi sans penser à Mezzanine de Massive Attack, par exemple.

Leur rock très nuancé est toujours aussi axé sur les ambiances, les grooves et le chant aérien, sensuel et mystérieux. Les fans de The XX, justement, s’y retrouveront, même si c’est plus relevé au niveau du rythme.

L’instrumentation est assez riche, truffée de sonorités précises et recherchées, mais la fusion est remarquable, les sons forment vraiment un tout, notamment en raison du mixage de maître.

Une découverte incontournable si ce n’est déjà fait. Pour les habitués, ce nouveau disque ne décevra pas.

À écouter : Hi, Disco // very, Go In, Drive, Biggy

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