La mise en scène de Jean-Jacques Pillet est inégale et parfois maladroite, avec des transitions longues et des déplacements d’acteurs un peu désincarnés, des changements de décors trop complexes et des accessoires trop élaborés pour de courtes scènes, par exemple. Avec le visuel déjà chargé, il y aurait eu moyen d’épurer parce qu’on ne sait plus où regarder et quelle action suivre. Toutefois, on sent le passé de danseur de Pillet qui insère des tableaux corporels complexes avec tout l’ensemble, en plus des chorégraphies lyriques exceptionnelles de la chorégraphe Véronique Giasson, qui font vivre des moments de grâce de haut calibre.