crédit photo: Normand Trudel
Alexandra Stréliski

Alexandra Stréliski au Grand Théâtre de Québec | Grande soirée néo-romantique!

La pianiste néoclassique Alexandra Stréliski est de retour sur scène avec un tout nouveau spectacle afin de promouvoir son plus récent album, Néo-Romance, paru ce printemps. Jeudi soir, c’était le premier d’une série de cinq concerts au Grand Théâtre de Québec dont les quatre premiers affichent déjà complets. Un marathon de spectacles conduira l’artiste de 38 ans un peu partout aux quatre coins du Québec jusqu’en juin 2024.

Mise en scène par les créateurs français du Cirque Leroux, l’artiste montréalaise offre une expérience immersive et enveloppante de son univers musical à travers des fresques visuelles inspirées des grands courants de l’histoire de l’art. Un concert intime dans une immense salle prédisposant à l’abandon, la détente et la rêverie.

Alexandra Stréliski est accompagnée sur scène par le duo à cordes Karski, apportant une dimension profonde, colorée et romanesque au répertoire interprété sur scène, mais de façon très moderne et actuelle. Un voyage au cœur de l’imaginaire de cette pianiste incomparable qui s’inspire de la période de désillusions dans laquelle nous vivons à celle de la beauté, la liberté sans contrainte et la célébration de la vie d’autrefois.

Avec plus de 300 millions d’écoutes en continu à travers le globe, 160 000 albums vendues pour INSCAPE, cinq Félix et un prix JUNO pour l’album instrumental de l’année, Alexandra Stréliski est décrite par le magazine Billboard comme étant une des plus importantes vedettes du mouvement néoclassique.

Que ce soit pour des souvenirs de voyages, comme musique de détente ou d’histoire d’amour, chacun d’entre nous a un commentaire à raconter envers sa profonde affection pour Alexandra Stréliski.

 

Le néo-romantisme, du décor à l’interprétation

Deux immenses tableaux tapissent le fond de scène du Grand Théâtre au moment de l’entrée sur scène de la renommée pianiste.

Tout en fluidité, ses mains glissent sur les touches du piano comme l’eau qui coule d’un ruisseau sans fin. La mélancolie qui se dégage de l’interprétation de ses chansons est palpable et bien sentie dans la salle. Les larmes se pointent aux commissures des yeux de certains spectateurs tellement l’émotion dégagée par la musique de la pianiste est remplie d’émotion.

Ce premier spectacle d’Alexandra Stréliski commence une nouvelle boucle de concerts ce soir à Québec. Alexandra avait terminé la tournée du magnifique album INSCAPE ici même au Grand Théâtre lors de sa dernière tournée.

Chaque opus nous amène son plein d’images mentales, tel un court métrage dont chacun se fait son propre scénario. Alors que les tableaux se déploient latéralement et que la structure tenant lieu de plafond s’incline vers l’arrière, la scène nous dévoile les jumelles polonaises du duo Karski qui accompagne Alexandra pour une partie de sa tournée.

« J’aime bien faire de la musique pour raconter des histoires », raconte-t-elle candidement. « J’espère que vous allez voyager ? Je vous laisse décider de l’histoire…! »

Alexandra Stréliski alterne entre son grand piano à queue aux sonorités classiques et son piano droit plus atmosphérique.  Jouant dos au public, face au décor de forêt en deux dimensions, la pianiste s’éloigne de la forêt pour mieux voir les arbres. Elle enracine ses notes aux plus profonds des coeurs des spectateurs nous incitant à vivre le moment présent intensément dans sa globalité plutôt que dans ses détails.

La pianiste citera Leonard Cohen lors d’une de ses interventions: « There is a crack, a crack in everything. That’s how the light gets in ». (Il y a une fissure, une fissure dans tout. C’est comme ça que la lumière entre).

Les machinistes, tels des acteurs, tiennent un rôle important dans la mise en scène, transbordant les éléments scéniques à tout moment du concert et aux vues de tous.

« J’ai décidé de finir c’te show là avec une toune de 6:30 ! En tant qu’artiste, ça challenge un peu, mais là, j’le regrette amèrement… », confie-t-elle en fin de spectacle.

Un rappel de deux chansons pour un spectacle de près de 100 minutes.

Au terme du concert, une file immense se dessine dans le hall de la salle afin de permettre aux  spectateurs de rencontrer l’artiste pour discuter, obtenir autographes et photos. Certains d’entre eux poussent l’expérience un peu plus loin en demandant même l’autorisation à Alexandra de pouvoir toucher ses mains pour porter chance.

Ne manquez pas l’occasion de voir ce magnifique concert en tournée un peu partout au Québec cette année. Consultez les dates officielles un peu plus bas.

 

Grille de Chansons:

Air de Famille
One Last Dance
The First Kiss
Burnout Fugue
Dans Les Bois
Prelude in Lodz
Changing Winds
Blind Vision
Overturn
The Hills (ouverture)
The Breach
Élegie
Ad Libre
BORDERS
Umbra

Rappel

A New Romance
Plus Tôt

Photos en vrac

Vos commentaires