Fred Dubé
Critique Publié le

Humour dans ma cour au Pub Le Sainte-Élisabeth| La première de la saison d’un événement humour prometteur

En l’honneur du lancement de l’événement humoristique bimensuelle, nous étions conviés dans l’endroit charmant qu’est la terrasse intérieure du Pub Le Sainte-Élisabeth. L’atmosphère à la fois décontractée et vivifiante était prometteuse d’un après-midi d’humour réussi. L’événement tant attendu (et reporté maintes fois pour cause d’une Dame nature pas fine-fine) avait bon augure : un lineup de feu, de la bonne bouffe, une p’tite frette et le party est commencé.

Encore plus important que les hot-dogs et la bière, le spectacle était animé par Rosalie Vaillancourt, nouvellement graduée de l’École nationale de l’humour et animatrice de l’émission CTRL à Musique Plus. Cette charmante et hilarante jeune femme a d’ailleurs remporté le prix du Nouveau visage de l’humour au Gala de la relève en humour en octobre dernier. C’est dans le thème de l’été que l’animatrice nous offre son humour espiègle en l’occasion du premier Humour dans ma cour de la saison.

À 14h, Rosalie brise la glace avec un sketch à saveur de crème glacée à la vanille et de souvenirs de camps de vacances.

Ensuite, Roman Frayssinet prend place sur la scène extérieure sous la thématique de la beauté (laideur) masculine, plus précisément des statues grecques illustrant l’organe génital de l’homme. Lire : testicule, berlingot, burette, couille, gonade, roubignoles, roupette, rouston ou valseuse selon les goûts.

Martin Perizzolo nous fait, quant à lui, démonstration de son humour mordant et sans poivre au restaurant. Lorsqu’on y pense, qui veut vraiment vivre le stress décisionnel d’ajouter ou non du poivre frais moulu sur sa salade? La question à méditer : poivrer ou ne pas poivrer?

Par la suite, avec une bière en jeu, faites place au jeu de l’été! Il consiste à résoudre des énigmes estivales, avec deux joueurs et une fourchette en guise de buzzer. Nous assistons par la même occasion à l’habileté hors pair de Rosalie à fredonner une chanson à deviner.

Charles Deschamps (pour le reconnaître, veuillez noter qu’il a une « face de chien » selon Rosalie) camoufle celle-ci avec doigté sous une couche de cache-cerne. C’est son truc beauté pour avoir bonne mine !

Le suivant se nomme Charles Beauchesne. Une bonne dose d’humour grinçant, d’imitation et de dérision sont à l’honneur. Il se moque notamment de Gérard Depardieu, duquel il dépeint un portrait des moins élogieux mais des plus comiques. Travailleur autonome à l’horaire débordé, Charles Beauchesne est un personnage singulier à découvrir.

Aucun sujet ne fait peur au satirique et déconcertant Fred Dubé. Le  fascisme, les Syriens, les gens de région : rien ne fait peur à l’humoriste. Curieusement, il a aussi l’habileté à toucher la corde sensible de l’auditoire. Une seconde, sa mise en situation troublante et affligeante rend l’auditoire tellement silencieuse qu’on entend le bruit du vent dans les feuilles. La seconde d’après, son punch line déclenche le rire général.

En somme, avec la familiarité d’une cour extérieure mêlé d’un humour jeune et d’actualité, Humour dans ma cour est véritablement un vent de fraîcheur sur notre été. Espérons une météo des plus festives dimanche prochain et rendez-vous au Pub Sainte-Élisabeth le 19 juin; vous en aurez pour votre argent!

 

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