crédit photo: Carson Davis Brown
Purity Ring

Critique et photos | Purity Ring au National de Montréal

Purity Ring largue les amarres et débute leur tournée en contrée montréalaise avant de s’éparpiller un peu partout en Nord-Amérique. Et commencer du bon pied, ce fut fait. Un véritable spectacle de magie au National.

Photo par Catherine Rosa.

Photo par Catherine Rosa.

Il est 20 h10, les gens sont assis par terre, groupés en petites communes, y’a du Lil’ Wayne qui joue.

On n’est pas encore rendu au bout où il y a la magie, disons.

Puis 20 h 55. Le spectacle devait commencer il y a 25 minutes. À date, la soirée reflète bien le nom Purity Ring : c’est effectivement tellement épuré qu’on jurerait qu’il n’y a pas de prestation. Mais ça donne le temps au public de compter les jelly beans de 10 kilos qui flottent un peu partout sur la scène.

Il y en a 18.

Puis à 21h arrivent Issac Emmanuel et Melati Malay, de Young Magic, qui se font pardonner leur retard à grands coups de basses qui pulsent la respiration et de percus tribales. Le tout généré quasi-uniquement par les quelques boutons qui se trouvent devant Emmanuel.

Des kyrielles d’instruments joués simultanément par un jeune homme qui frappe sur une machine tantôt avec ses doigts, ça intrigue et impressionne.

Ajoutez à cela l’ésotérique voix de sa comparse, qui laisse sortir de longues onomatopées baignées d’écho et on est en pleine messe électro/chillwave. Six chansons en tout, dont d’impeccables versions de Sparkly et Night In the Ocean.

 

Le plat principal

Mais ce n’est que lorsque que les principaux hôtes de la soirée débutent que l’audience (qui était grande, Le National ayant présenté le tout à guichet fermé) comprend ce qui l’attend. En fait, l’inverse : qui ne comprend plus rien. Et il y a effectivement de quoi se gratter le coco, là, devant.

Photo par Catherine Rosa.

Photo par Catherine Rosa.

Un environnement au départ semblable à celui en place pour la première partie, à la nuance que de la table de Corrin Roddick, l’homme à tout faire de Purity Ring, s’élèvent plusieurs bras de métal, possiblement empruntés à Dr.Octopus, au bout desquels sont attachés des on-ne-sait-encore-trop-quoi.

Les choses en question s’avèrent être ET parties intégrantes de l’instrument, produisant chacune un son pré programmé, ET parties intégrantes de la portion éclairage, s’illuminant de diverses couleurs à chaque nouveau coup de baguette leur étant administré.

De la magie.

Ainsi se déroule la visite de Shrines, leur premier album, qui y passera en très grande partie au cours du set, avec évidemment les Unquirthed et Fineshrine, cette dernière pièce causant l’euphorie générale.

Euphorie déjà bien installée préalablement par l’illumination des jelly beans ci-haut mentionnés, de la prestance troublante de la chanteuse Megan James et d’une reprise de Soulja Boy.

Ouais.

Une reprise de Grammy, de Soulja Boy, qui s’est avéré être excellente, malgré le probable très bas nombre de gens du public à s’être écrié « YES. Ma toune. » à l’annonce de la chose.

En se rappelant que cette soirée n’était que le coup d’envoi d’une tournée qui en a encore pour presque deux mois, on peut envier ceux qui en verront la formule perfectionnée, si perfectionnement il y a faire.

Photos en vrac
par Catherine Rosa

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