Ray LaMontagne

Critique concert: Ray LaMontagne and The Pariah Dogs

Samedi 28 mai 2011 – Théâtre St-Denis 1 (Montréal)

Samedi soir, au Théâtre Saint-Denis 1, des ballots de pailles roulaient sur la scène et des cowboys sortaient des saloons. C ‘est l’effet Ray LaMontagne, de passage à Montréal dans le cadre de sa tournée nord-américaine.

« Talking is not really my style… ». Dès le début de son concert, Ray LaMontagne a affiché la couleur. Comme à son habitude, le chanteur folk américain ne dit pas un mot entre ses chansons, à part des inlassables « Thank you ».

À droite de la scène, à la même hauteur que ses musiciens, il ne regarde que très peu le public. Non, Ray LaMontagne n’est pas là pour faire le pitre, mais pour faire de la musique, un point c’est tout.

Dans la grande salle bondée du Théâtre Saint-Denis, Ray et sa bande de musiciens ont interprété en ouverture Hold you in my arms, titre phare du premier album Trouble.

Aussitôt, la voix chaude et granuleuse de l’auteur-compositeur-interprète charme le public. Ambiance un peu cheezy pour cette première partie : Ray LaMontagne enchaîne les mélodies romantiques et dramatiques, avec un air sombre et pénétré.

Si la voix chaude et chargée d’émotions du chanteur constitue bien sur l’attrait principal de la prestation, il ne faut pas oublier le brio des musiciens qui entourent l’artiste. Jay Bellerose s’enflamme à la batterie, Jennifer Condos swingue avec sa basse tandis que Eric Heywood et Patrick Warren jonglent entre pedal steel et guitare électrique.

 

Du folk au rock’n’roll en passant par le country

Avec Beg, Steal and Borrow, Ray LaMontagne et ses musiciens virent de bord. De la folk mélancolique, on passe à une ambiance plus country, qui sied très bien aux musiciens. Temps fort du concert, le chanteur enchaîne sur Trouble, un de ses titres les plus populaires. A la suite, l’artiste interprète seul avec sa guitare sèche la ballade Like Rock and Roll and Radio. Si parfois, les mélodies romantiques du chanteur peuvent fatiguer, ce titre est une réussite, par sa simplicité. Jolene, interprété en duo avec la bassiste Jennifer Condos en est un autre exemple.

Ray LaMontagne parle enfin : il nous raconte l’enregistrement de son dernier album, God Willing and the Creek Don’t Rise sorti en août dernier. La bande s’était réunie dans une ferme du Massachussetts, sans électricité ni autres confort. Une expérience de musique et de vie marquante pour l’artiste.

Les riffs se font enfin plus intenses avec les titres Repo Man et God willin’ and the Creek Don’t Rise : entre country et rock’n’roll, ces deux morceaux au rythme soutenu permettent enfin aux musiciens de se lâcher. Le spectacle n’en est que plus réjouissant.

Pour les derniers morceaux, Ray LaMontagne sort son harmonica. En reprise, il interprètera le très beau morceau Let It Be Me. En fond sonore, une foule de groupies amoureuses.

 

Première partie: Brandi Carlile

En première partie, la chanteuse américaine Brandi Carlile et son groupe, au style indie, « alternative country » et folk, a été vivement saluée par le public.

Avec un enthousiasme et un charisme débordants, la chanteuse et guitariste a joué quelques morceaux de son répertoire, notamment The Story, ou encore Dreams. Le titre Dying Day, interprété aux devants de la scène sans amplification de son, a valu au groupe une chaude ovation et un tonnerre d’applaudissements.

Grille de chansons

1) Hold you in my arms

2) For the summer

3) New York city’s killing me

4) Beg steal or borrow

5) Trouble

6) Like rock and roll and radio

7) Jolene

8) Are We Really Trough

9) This Love is over

10) Il still care for you

11) Repo man

12) God willin’ and the Creek Don’t Rise

13) Henry Nearly Killed me

14) Let it be me

15 ) –

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