Karkwa

Critique CD: Karkwa – Les Chemins de verre


Karkwa
Les Chemins de verre

Toujours en pleine possession de ses moyens, le clan Karkwa poursuit son exploration progressive sur ce quatrième album sans faille manifeste.

Enregistrées en partie aux studios La Frette, en banlieue de Paris – où ont enregistré avant eux Feist et Plants & Animals, notamment – avec un minimum de pré-production et au milieu d’une série de spectacles en France, les pièces témoignent de l’immense chimie musicale qui règne entre les cinq talentueux multi-instrumentistes.

Ce plaisir communicatif rend le tout moins cérébral que ne pourrait l’être une série de chansons aux structures aussi astucieusement calculées.

En équilibre

Le quintette ne démord pas du registre rock finement fignolé auquel on l’associe, mais ajoute tout de même quelques cordes à son arc au niveau des arrangements en plus de paufiner sa poésie et d’éviter les pièges de la surproduction.

Libéré de l’angoisse qui dominait sur Le Volume du vent, Karkwa se permet ici quelques éclaircies (Moi Léger, Marie tu pleures, Le Vrai bonheur) qui allègent l’écoute.

Ça ne revient pas nécessairement à dire que le groupe ait complètement évacué les thématiques plus lourdes de son vocable, au contraire. Des titres comme 28 jours (qui aborde le deuil) et Dors dans mon sang (la toxicomanie), entre autres, dévoilent un flanc sombre nécessaire à l’équilibre de l’ensemble.

Foisonnant sans être balourd, Les Chemins de verre représente l’album le plus achevé du groupe à date, à la fois accessible et suffisamment riche pour dévoiler des charmes inattendus d’écoute en écoute.  Une réussite retentissante.

Moments forts Le Bon sens, Le Pyromane, Marie tu pleures, Les Chemins de verre, La piqûre, 28 jours

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