Chris de Burgh

Critique CD : Chris de Burgh – Moonfleet

Chris de Burgh - Moonfleet Chris de Burgh Moonfleet

On dirait une histoire, une comédie musicale fixée sur un album; et c’est plus ou moins ce que c’est. L’album Moonfleet, de Chris de Burgh, inspiré de l’histoire de Falkner publiée en 1898, a un fil conducteur solide et raconte l’histoire en se l’appropriant. Les dix-huit pièces de Moonfleet sont entrecoupées de cinq narrations qui complètent l’histoire. S’ensuivent six morceaux comptés dans le titre parmi les Other Stories, qui racontent diverses histoires.

L’oeuvre débute sur une ouverture instrumentale magistrale, qui comprend un orchestre complet et qui évoque un océan en colère, qui décroît sur une première narration. Les morceaux s’enchaînent, ressemblent parfois à des ballades, parfois à des pièces orchestrales, atteignant des pointes d’opéra rock. Alors que la pièce The Days Of Our Age est constituée de choeurs et d’un orgue, lui conférant une ambiance religieuse, la pièce Have A Care est bâtie autour de guitares électriques et serait à sa place, avec ses choeurs et ses accompagnements, dans une comédie musicale du genre de Roméo et Juliette.

Une impression de richesse

C’est que toutes les pièces, même les plus simples, dégagent une impression de richesse. Il n’y a aucun moment qui semble vide. On retrouve une variété incessante d’instruments et de sons différents, qui vont du solo de guitare électrique, dans Have a Care, au duo de flûte et de violon sur le morceau The Storm. Si on ferme les yeux, on a l’impression d’être face à une armée de musiciens.

Après Moonfleet, il reste six pièces qui n’ont pas de lien évident avec l’histoire racontée et qui sont là parce que Chris de Burgh ne voulait pas encore fermer son livre. Ces morceaux restent dans une ambiance semblable et apportent une excellente conclusion à l’album.

La réalisation de l’album est, pour sa part, impeccable. Les sons sont léchés et même le début de Greater Love, qui ne comprend qu’un duo de quelques accords de piano et de voix, semble prendre un espace hors du commun. Les enchaînements d’instruments et de chansons sont parfaitement naturels et les narrations, qui ne sont pas très longues, apportent quelque chose à l’histoire.

Cet album, le dix-huitième de Chris de Burgh, est sans conteste une réussite. Il ne plaira pas à tout le monde, mais il reste une odyssée musicale extrêmement solide.

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