ZZ Top

ZZ Top et Cheap Trick à la Place Bell | Double dose de nostalgie classic rock !

J’avais hâte de me retrouver à la Place Bell ce dimanche mais sûrement légèrement moins que les gens qui avaient achetés leur billets en 2020 pour cette tournée !

Une belle idée que de jumeler ZZ Top et Cheap Trick pour une tournée conjointe : la nostalgie est à la mode et battons le fer pendant qu’il est chaud, n’est-ce pas?

J’étais donc prêt pour un grand retour en arrière. N’étant pas fin connaisseur ni de l’un, ni de l’autre mais ayant été fidèle de Musique Plus et de CHOM durant mon enfance, je savais que je reconnaîtrais plusieurs titres.

J’ai été agréablement surpris par la performances de Cheap Trick, un groupe qui ne veut pas vieillir et réussit presque le pari.

Un plaisir certain les allume. Les nouvelles chansons sont plus ou moins inspirées mais on ne pourrait leur en vouloir… Leur feuille de route remonte à bien avant ma naissance et ce répertoire vieillit assez bien.

J’avais oublié que leur racine s’étendait au-delà des succès rock n’roll que je connaissais. Leur fraîcheur des débuts fut assurément une inspiration pour leurs successeurs qui, eux, se revendiquaient hard rock et sûrement même punk. Je dois dire que je suis tombé en bas de ma chaise quelques fois en constatant la variété de leur répertoire, la qualité des chansons qui sont toujours accrocheuses mais surtout de leur soucis de donner un bon spectacle.

Malgré une sonorisation déficiente, il était possible de discerner l’effort fourni au niveau vocal de tous les membres qui chantaient en choeur avec la foule les moments clés. La pièce Surrender fut sans aucun doute le moment fort de leur soirée à ce niveau, nous avons senti qu’elle fut la bougie d’allumage pour une grande parti du public.

Les amateurs de guitares étaient nombreux pour cette soirée et Cheap Trick est un groupe qui est reconnu pour l’utilisation de nombreuses guitares. Ils se retrouveront au Rock ‘n’ Roll Hall of Fame un jour.

Un mur d’ampli Vox et Orange, Rick Nielsen et ses multiples guitares Gibson (dont une superbe Thunderbird ’73 ) et son incroyable guitare à 5 manches ! Celle-ci, on en convient, est vraiment un accessoire de scène plus qu’un véritable instrument.

A l’opposée, l’utilisation d’une basse à 12 cordes (aucune n’étant superflue) était nécessaire à la lumière du joli solo offert en ouverture de la piece I’m Waiting for the Man, chantée par M. Petersson lui-même. En voilà un instrument que j’aimerais posséder !

Bref, c’est ça Cheap Trick : ils composent des chansons pour pouvoir aller s’amuser sur des scènes, lancer des pics dans la foule à la pelletée et recommencer le lendemain. Et ce depuis 5 décennies. Wow!

 

ZZ Top en tête d’affiche

La table était bien mise pour les bad boys du Texas, ZZ Top !

Difficile de ne pas avoir un petit pincement en regardant Billy Gibbons et Frank Beard s’installer sur scène sans Dusty Hills à la basse. Formé en 1969, ce trio légendaire a su rester intact pendant plus de 50 ans dans le monde de la musique, ceci est l’exception à la règle.

 

« The show must go on », comme on dit, et on comprend vite que la musique d’un groupe est souvent plus grande que les musiciens eux-mêmes. Billy Gibbons l’a bien résumé dans sa première intervention : « Well guys, Cheap Trick got it right and ZZ TOP is in the house, yeah! »

La perte de Dusty Hill est évidente mais la chimie avec Elwood Francis est bien présente. Il est dans l’entourage du groupe depuis longtemps (en tant que technicien de guitare) et il a une vraie barbe, légitime pour les fonctions de bassiste pour les ZZ .

Le spectacle s’est déroulé sur un certain pilote automatique, à mon avis. Les chansons de ZZ Top sont toutes assez similaires, je dois avouer. Entouré de gens qui semblent pseudo connaisseurs comme moi, mais qui, eux, croient toujours que la prochaine sera Sharp Dressed Man, je ne me suis pas senti plus intrus que le reste de la salle (qui s’est un peu vidée après la prestation de Cheap Trick, à ma grande surprise).

J’avoue que la mise en scène était un peu simple, pas même un écran vidéo… Pour un groupe identifiable par son impact sur le monde du vidéo-clip j’étais un peu déçu moi-même.

 

Bref, la musique était là, solide prestation d’un guitariste incroyable, une seul guitare nécessaire pour l’homme qui semble avoir le soul des doigts jusque dans les genoux ! Fun fact : M. Gibbons s’est fait offrir une guitar Strat par Jimi Hendrix en 1970, le qualifiant de meilleur jeune guitariste américain… La barre étais haute pour le jeune homme en toute humilité à cette époque !

Revenons au spectacle  : Gimme All Your Loving, Nation Wide, My Head is in Mississippi… Pardon mi mi mi mi Montreal, une chanson country pas tres country, Sharp Dressed Man (finalement)…

La sauce a finalement commencé à épaissir. Le public convié à Laval avait sûrement dévoré la série Duck Dynastie

Dommage de résumer ainsi mais c’est une impression. Le répertoire semblait mince au niveau composition et redondant sans support vidéo.

Legs, sans l’association visuelle au Hot Rod et aux femmes fatales des années 1980, ça tombe à plat, et pourtant, ça demeure un incontournable.

Force est d’admettre que la gimmick des instruments en « cottonball » fonctionne toujours et que La Grange est une chanson que j’ai entendue 1000 fois jouée par des groupes de reprises dans des bars plus ou moins miteux, mais ce soir, j’ai compris pourquoi elle est autant rejouée… elle est TOP cette chanson !

Au final, c’était une soirée qui s’est finie tôt, au grand plaisir du public cible qui est vieillissant.

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