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OSHEAGA 2013 | Alt-J, Ellie Goulding et Beach House

Pour une troisième fois en moins d’un an, les Anglais d’Alt-J se sont produits vendredi après-midi devant des milliers d’heureux sur la scène de la Montagne du festival Osheaga. Un concert loin d’être intimiste (versus le Corona et le café Campus) et quelque peu frustrant.

Alt-J. Photo par Guillaume Jolicoeur.

Alt-J. Photo par Guillaume Jolicoeur.

Ces jeunes adultes au look rétro sont accueillis à grands renforts d’applaudissements et de sifflets.

Ils ont du talent, c’est certain, et on ira même jusqu’à dire qu’ils méritent leur ascension. Alt-J a un son bien à lui, des chansons de qualité, et sait livrer un rock non conventionnel.

A quatre sur scène, les Anglais enchaînent les titres avec une telle maîtrise et une telle perfection qu’on se croirait écouter l’album sur notre ipod. C’est là le problème…  Chez Alt-J, on ne ressent pas cette énergie qui se transmet au public.  Il manque cette envie de bouger, surtout lors d’un festival d’une telle ampleur.  Avec le temps, le groupe prendra plus d’assurance et d’envergure afin d’amener une profondeur, et une batterie plus lourde, plus présente. De retour d’une tournée en Australie avec une seule journée de repos dans le corps, on peut les pardonner.

Le concert débute comme l’album, enchaînant Intro, le premier interlude puis Tessellate.  Fitzpleasures et Breezeblocks sont des hits attendus et efficaces, joués en concert avec l’auditoire, laissant un léger frisson lorsque les voix du guitariste et du claviériste se juxtaposent aussi bien en spectacle que sur l’album.

Avec un seul album à son actif, il est raisonnable de n’accorder que 45 minutes à la prestation d’Alt-J.  Même si le public en veut plus, tape des mains et siffle, impossible au groupe de Leeds de revenir sur scène pour un rappel (surtout que l’horaire chargé d’un festival comme Osheaga ne laisse aucune place pour cela).  Et même si les variations album/scène sont inexistantes dans l’interprétation des pièces, Alt-J sait faire une chose: nous laisser avec des idées de voyage plein la tête.

 

Photo par Guillaume Jolicoeur.

Ellie Goulding. Photo par Guillaume Jolicoeur.

Ellie Goulding

En voilà une autre Anglaise qui aime laisser sa marque dans la métropole : troisième présence en 6 mois pour Ellie Goulding.  Rien à redire, son talent est toujours là mais il manque aussi quelque chose.  On a l’impression d’assister à une pratique où elle se contente de faire part de ce talent, remercier la foule à la fin de chaque pièce passer à la suivante.

Heureusement, ce moment gênant n’aura duré que la première demi-heure.  L’intensité du concert va en crescendo dès les premières notes de la nouvelle chanson Burn.

En effet, plus le concert avance, plus le public, Ellie Goulding et ses musiciens s’abandonnent.  Un de ses guitaristes change continuellement de guitares pour les besoins de chaque morceau alors que la jeune Anglaise se charge des percussions.  Le public est en liesse, et la chanteuse se fait généreuse et simple ; elle transmet bien son énergie en terminant en beauté avec son succès Lights.

 

Beach House

Consacré roi de la dream pop, le duo de Baltimore a cette délicate tâche de clore la première soirée du festival en même temps que The Cure.  Après l’annulation d’Azealia Banks, Beach House héritait de la plage horaire de clôture sur cette « petite scène » verte, qui a maintenant la dimension des anciennes scènes principales.

Beach House. Photo par Karine Jacques.

Beach House. Photo par Karine Jacques.

La musique de Beach House, douce et planante, est parfaite pour se reposer sous le ciel couvert d’étoiles.

Ils arrivent sur une musique d’intro et enchaînent immédiatement avec Wild.  Le volume est très fort et l’effet hypnotise d’emblée le public.  Victoria Legrand, au milieu de la scène, demeure fidèle à son synthétiseur alors que Alex tire des notes aigües de sa guitare pour créer cette étrange recette.

Le duo joue majoritairement des chansons du nouvel album Bloom mais n’hésite pas à nous rappeler de bons souvenirs avec Walk in the Park, notamment.

La satisfaction ne vient pas seulement du choix musical mais aussi de la mise en scène et de l’éclairage. Toutes ces couleurs augmentent l’effet poétique et catalyseur du spectacle.

Choix très déchirant malgré tout: The Cure ou Beach House?  À chacun ses états d’âme entre mélancolie et nappes de synthétiseurs…

Photos en vrac

Alt-J

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Ellie Goulding

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20130802_Osheaga_Ellie_Goulding-193 Photo par Guillaume Jolicoeur. Photo par Guillaume Jolicoeur

Beach House

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